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Liaison Seine-Escaut : un enjeu stratégique européen

Lors de son Assemblée plénière, le 18 juin dernier, le CESER s’est penché sur la liaison Seine-Escaut, un projet stratégique qui vise à relier plus efficacement l’axe Seine au réseau fluvial européen, tout en renforçant les échanges entre la Normandie, l’Île-de-France et les Hauts-de-France.

Porté par une coopération étroite entre les CESER des trois régions depuis février 2025, il s’inscrit dans une logique de décarbonation du fret, de report modal et de préparation d’un nouvel espace logistique et portuaire à l’échelle nationale et européenne. Au-delà des infrastructures, ce chantier ouvre de vraies perspectives de développement économique. Il peut soutenir la réindustrialisation, attirer de nouvelles activités autour des ports intérieurs et valoriser le foncier disponible le long du canal. Il suppose aussi de renforcer la compétitivité de la batellerie française, d’améliorer la formation et l’emploi dans les métiers du fluvial, et de mieux articuler transport maritime, fluvial et terrestre. 

Une gouvernance solide

Les trois CESER insistent sur la nécessité d’une gouvernance interrégionale solide, d’un calendrier coordonné des travaux et d’un accompagnement des acteurs publics et privés. La réussite de Seine-Escaut dépendra autant de l’infrastructure elle-même que de la capacité collective à en faire un levier durable de transition écologique, d’aménagement du territoire et de croissance. Aux yeux du CESER de Normandie, il importe, face aux risques d’une concurrence accrue des ports du Nord de l’Europe (en particulier d’Anvers), d’anticiper la mise en service de la liaison, notamment en préservant et en développant le fret fluvial sur l’axe Seine.

Pour consulter l'avis : Liaison européenne Seine-Escaut Conditions de réussite et opportunités de développement pour nos trois régions | Ceser Normandie