Un four solaire, un vélo que l’on fabrique et répare soi-même, une maison en bois avec une isolation en paille : la low-tech n’est pas un retour en arrière. Elle ne s’oppose pas à la high-tech, mais ouvre une autre voie, faite d’objets simples, peu coûteux, réparables et conçus avec des ressources locales.
Aujourd’hui, les crises s’enchaînent et notre impréparation n'est pas une fatalité : la France dépend de quelques pays en approvisionnement de matières premières critiques, Taïwan produit 70 % des semi-conducteurs mondiaux, sept des neuf limites planétaires sont déjà dépassées. Consommer moins de ressources grâce à la low-tech, c’est à la fois gagner en autonomie et réduire notre empreinte.
La Normandie pionnière
La Normandie ne part pas de zéro : pavés drainants en coquilles Saint-Jacques, séchoirs solaires pour le fourrage, méthode TÉLED qui cale les tâches énergivores sur les moments où l’énergie est disponible... Ces initiatives, bien que prometteuses, restent dispersées.
Le CESER propose donc trois leviers pour la faire prospérer. Tout d’abord, avec les citoyens et les associations, par des ateliers et de l’auto-réparation, pour toucher au-delà des publics déjà convaincus. Ensuite, avec les entreprises, avec un accompagnement vers une transition progressive et un soutien aux TPE-PME engagées dans la démarche. Enfin, avec la Région et les collectivités par le biais d’appels à projets durables, de la commande publique d’équipements sobres, de la formation des élus et des agents, afin que la démarche s’implante durablement.