Lors de son échange avec le Bureau du CESER, le directeur régional de la Banque de France a présenté un tableau contrasté de la conjoncture normande en 2025 et des perspectives pour 2026. Dans un environnement encore marqué par les incertitudes, la région montre une vraie capacité de résistance, même si les trajectoires restent très différentes selon les secteurs.
L’industrie demeure le segment le plus fragilisé, avec un chiffre d’affaires en recul et des investissements nettement en baisse, malgré des signaux plus favorables à l’export et une reprise attendue en 2026. Les services marchands, à l’inverse, apparaissent comme le principal moteur régional, portés par une activité en hausse, des effectifs mieux orientés et une rentabilité globalement renforcée.La construction reste plus hésitante: l’activité a stagné en 2025, sous l’effet d’un bâtiment encore atone, tandis que les travaux publics ont mieux résisté. Les perspectives 2026 sont un peu plus favorables, avec une reprise annoncée de l’activité et des recrutements, mais les entreprises restent prudentes sur l’investissement.
L'économie normande tient bon
Le diagnostic est donc celui d’une économie normande qui tient bon, sans retrouver encore une véritable dynamique d’ensemble. Pour 2026, les dirigeants normands se montrent prudemment optimistes, tablant sur un rebond des exportations industrielles et une reprise progressive de la construction neuve. Les tensions commerciales internationales demeurent toutefois un facteur de risque, en particulier pour la filière agroalimentaire.